Informations Dopage : Rappel de définitions et des particularités liées à la pratique sportive
- Définitions
On parle de « conduites dopantes » lorsqu’une substance
(médicament, stupéfiant…) est utilisée dans le but de surmonter un
obstacle, réel ou supposé, à des fins de performance. L’obstacle peut
être un examen, un entretien d’embauche, un travail difficile et / ou
pénible, une épreuve sportive, etc. (Laure P. Dopage et société. Paris: Ellipses, 2000).
Le «dopage» est une pratique interdite, qui ne
concerne que les sportifs qui, dans le cadre de compétitions ou de
manifestations organisées par les fédérations, utilisent des substances
ou des méthodes inscrites sur une liste établie chaque année par
l’agence mondiale anti-dopage (AMA). (Livret « Se doper ou pas » INPES
2008).
Les «conduites addictives» (Livret Drogues et dépendances)
L’addiction correspond à une envie irrépressible inhérente d’utiliser
ou de consommer (dimension impulsive) avec obligation de répétition
(dimension compulsive). C’est en quelque sorte une forme d’habitude
pathologique qui envahit peu à peu la vie mentale et sociale d’un
sujet. Elle se caractérise par:
- L’impossibilité répétée de contrôler
un comportement de consommation de substance,
- La poursuite de ce
comportement en dépit de la connaissance de ses conséquences négatives.
Elle se manifeste à plusieurs niveaux :
- usage (consommation de
substances psychoactives n’entraînant ni complications somatiques
immédiates, ni dommages inhérents),
- usage nocif (consommation répétée
induisant des dommages dans les domaines somatiques, psychoaffectifs ou
sociaux)
- dépendance (impossibilité de s’abstenir de consommer)
Il
existe des liens entre conduites dopantes et conduites addicitves, car
certaines substances psychoactives sont communes aux deux types de
comportements.
L’«activité physique» se définit par tout mouvement
corporel produit par la contraction volontaire des muscles striés, qui
entraine une dépense d’énergie supérieure à la dépense de repos.
L’ «activité sportive» est une activité physique codifiée, réglementé et
institutionnalisée.
2. Particularités liées à la pratique sportive
Le
«sport amateur» regroupe les pratiques sportives qui se situent en
dehors du sport de haut niveau et du sport professionnel (sport de
loisir et même pratique compétitive). Le «sport de haut niveau »
représente l’excellence sportive. Il est reconnu par différents textes
législatifs et réglementaires et par la charte du sport de haut niveau,
qui consacrent l’exemplarité du sportif de haut niveau.
Le sport de
haut niveau repose sur des critères bien établis qui sont :
- La
reconnaissance du caractère de haut niveau des disciplines sportives
- Les compétitions de référence • La liste des sportifs de haut niveau
reconnus par le Ministère
- Les filières d’accès au sport de haut
niveau
Le «sport professionnel» est encadré par la loi du 15 décembre
2004, qui a adapté le cadre législatif d’organisation du sport
professionnel en modifiant certaines dispositions de la loi du 16
juillet 1984 relative à l’organisation et à la promotion des activités
physiques et sportives et du code du travail.
Les personnes de
l’entourage du sportif et qui en outre occupent une position de pouvoir
et d’autorité peuvent avoir une influence, positive ou négative, sur
les comportements des sportifs en matière notamment de conduites
dopantes.
Il importe que les adultes responsables des structures
sportives comme leurs usagers aient conscience que l’organisation des
sports peut fournir un terrain favorable à l’apparition de conduites
dopantes et maintenir les utilisateurs de produits dans le déni ou le
silence. D’autant qu’en marge de la pratique sportive elle-même, des
situations à risque (sollicitations) peuvent se produire lors de
déplacements, de stages...
3. Ressources et dispositif d’aide