Carole Thibaut Teffri est Conseillère Technique National auprès de la FFH, en charge du suivi socio professionnel des athlètes de haut niveau de la Fédération. Elle nous décrit la grande variété de ses missions et nous raconte la belle histoire de Léopoldine et de Violette…
Ses missions :
Accompagnement individuel
- Réaliser un diagnostic de la situation de chacun des athlètes,
- Identifier ses besoins,
- Élaborer un plan d'action personnalisé,
- Assurer un suivi régulier et ajuster l’accompagnement.
Insertion et évolution professionnelle
- Informer les athlètes des formations et des dispositifs d'aide existants,
- Aider à la recherche d'emploi, de stage ou d'alternance,
- Accompagner les athlètes dans les démarches administratives,
- Favoriser le maintien dans l'emploi ou la reprise d’études.
Relation avec les partenaires FFH
J’ai mis en place une cellule socio professionnelle au sein de la Fédération en relation avec le responsable des partenariats FFH afin de proposer à nos athlètes un projet professionnel mobilisateur et motivant pour eux et pour les partenaires.
Formation des athlètes en reconversion
Conseils et accompagnement
- Conseiller sur les dispositifs du pacte de performance, du mécénat de compétences ou d'autres programmes d'accompagnement,
- Coordonner les échanges entre entraîneurs, familles, établissements de formation et employeurs,
- Préparer la transition de fin de carrière sportive,
- Faciliter les aménagements avec les établissements scolaires et universitaires.
Je suis disponible et en lien régulier avec les athlètes. Ils peuvent me solliciter à tout moment pour échanger sur des problématiques spécifiques liées à leur parcours sportif, leur projet de formation, leur insertion professionnelle ou toute autre question nécessitant un accompagnement ou une orientation.
Carole Thibaut-Teffri
Encadrer des bachelières du bout du monde
« Lorsque j’ai eu connaissance de la problématique liée au baccalauréat pendant la compétition en Nouvelle-Zélande (Nations Cup à Auckland du 15 au 21 juin), et du fait que les joueuses concernées ne voulaient pas se présenter à la session de rattrapage de septembre, il est apparu qu’il leur serait impossible de participer à cette compétition.
J’ai alors pris contact avec la Mission Régionale de la Performance des Hauts-de-France, avec qui je suis déjà en relation sur d’autres dossiers, afin de recueillir leur avis et d’identifier les interlocuteurs compétents sur cette question. La mission m’a mis en contact avec la cheffe du service des examens et concours du rectorat de Lille, avec laquelle j’ai pu échanger et identifier les possibilités existantes.
Après avoir analysé les solutions existantes dans les différents continents, en tenant compte des dates de la compétition, des contraintes de déplacement et des possibilités d’organisation des épreuves, une seule option s’est révélée compatible avec notre calendrier : passer le Bac en Océanie. Parmi les établissements français de cette zone, seul le lycée français Condorcet de Sydney était en mesure d’accueillir les candidates et d’organiser les épreuves dans les conditions requises.
Une fois cette solution identifiée, il était nécessaire qu’un adulte accompagne les joueuses afin de gérer l’ensemble de la logistique sur place. Avec Emmanuel Collot, Manager de l’Équipe de France féminine, nous avons organisé une visioconférence avec les parents afin de leur présenter le projet et sa faisabilité, mais également les contraintes organisationnelles qu’il impliquait.
Camille Blanquart, la maman de Violette, s’est alors proposée pour accompagner les joueuses à Sydney et assurer leur prise en charge durant leur séjour. Cette implication familiale a été déterminante, car elle a permis d’envisager le départ des deux joueuses deux jours avant le reste du groupe. Elles ont ainsi pu récupérer du voyage et se présenter aux épreuves du baccalauréat dans les meilleures conditions possibles.
Emmanuel Collot a ensuite coordonné toute l’organisation logistique liée aux déplacements, notamment la réservation des billets d’avion ainsi que le transfert des joueuses depuis Sydney vers Auckland.
Au-delà de l’aspect organisationnel, cette démarche représente une très belle réussite. Elle a permis aux joueuses de mener de front leur double projet, scolaire et sportif, sans avoir à renoncer à l’un ou à l’autre. Cette solution n’aurait pas pu voir le jour sans la mobilisation collective de l’ensemble des acteurs impliqués : les familles, le rectorat, le lycée français Condorcet, les accompagnateurs et les membres de l’encadrement. Chacun a apporté sa contribution pour rendre ce projet réalisable et offrir aux joueuses les meilleures conditions de réussite, tant sur le plan académique que sportif.
C’est une vraie réussite pour notre fédération et je pense que les joueuses s’en souviendront toute leur vie. D’autant que les résultats sont extrêmement positifs :
- Léopoldine COPPIN - Mention AB
- Violette BLANQUART - Mention TB
Nous avions déjà organisé des examens sur les lieux de compétition en collaboration avec des écoles pour faire passer des examens le jour de l’épreuve (en Pologne, Afrique du Sud, Irlande etc.). Ne pas avoir à choisir entre sa passion et les études est très important pour nos jeunes athlètes qui ont besoin de se sentir accompagnés et aidés par la Fédération dans ces moments tellement importants pour la réussite de leur projet de vie. Ils ont cette chance que nous n’avions pas à notre époque…
Je suis ravie de leur réussite individuelle et de notre succès collectif… C’est un peu comme sur le terrain, les talents individuels au service du collectif ! » Carole Thibaut-Teffri
article rédigé par Eric Delemazure
23 Juillet 2026

