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Actuellement entraîneure de l'équipe Dame du Lille MHC, Géraldine Bonenfant a touché à beaucoup de rôles dans le hockey. D'abord joueuse, elle s'est rapidement rendue compte qu'elle était faite pour entraîner. Elle donne ses conseils pour un(e) jeune encadrant(e) et nous raconte son évolution dans le monde du hockey, comment elle a trouvé sa place, ses projets... 

 

Pouvez-vous nous raconter votre évolution dans le monde du Hockey (notamment le passage de joueuse à coach) ?

 

J'ai commencé le hockey dans le club du C.L.T. Orléans avec mon entraineur, Raymond Adamczyk. Il était à la fois un bon entraîneur mais surtout un excellent éducateur. 

Mon parcours en tant que joueuse et celui en tant que coach ont au moins deux similitudes : l'obligation de travailler avec abnégation et la nécessité de devoir prouver sa valeur.

En effet, j'ai commencé à jouer dans un club où il n'y avait pas de fille, de plus, je n'avais pas le profil de l'athlète de haut niveau : j'étais petite et pas très costaud ! Alors il a fallu bosser, s'accrocher afin de montrer que j'avais d'autres qualités qui pourraient être utiles à l'équipe, même en tant que fille !

Mais c'est l'accès à l'Equipe de France qui m'a vraiment fait grandir, progresser et devenir celle que je suis aujourd'hui. Le bac en poche j'hésitais entres des études d'arts et la filière STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives), mais le hockey prenait une telle place dans ma vie que j'ai choisi rapidement d'aller vers le sport.

Or, lorsqu'on a appris le hockey avec Raymond, qui donne aux jeunes tout son temps et toute son énergie, le tout associé à des parents qui travaillent dans l'animation, on en vient très naturellement à se mettre à "donner un coup de main" au club, à arbitrer, à entraîner ou coacher les jeunes. En fait je suis devenue entraîneure sans vraiment m'en rendre compte ! 

Mais pour en faire, un métier à part entière, j'ai dû aller m'enrichir dans d'autres clubs. J'ai quitté le CLTO pour aller jouer au SC Abbeville qui avait, à cette époque une excellente équipe. J'y ai découvert le championnat Elite Français. Puis, enfin diplômée, j'ai quitté la France pour une expérience en Angleterre dans le club de Bournemouth, en tant que joueuse de l'équipe 1 Dame et entraîneure d'une équipe de jeunes garçons à Bryanston School. Une expérience très enrichissante, tant la pratique du sport à l'école et en club est très différente de celle en France.

 

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Comment s’est déroulé votre arrivée au club de Primrose en tant que coach de l’équipe 1ère féminine ?

 

Un an plus tard, en 2009, j'arrivais à Bordeaux au club de la Villa Primrose. C'est Thierry Garcia, le directeur de la section hockey à cette époque, qui a bien voulu me faire confiance. Thierry était très ambitieux pour le club et son mot d'ordre était : "l'avenir, ce sont les filles !" Lorsque je suis arrivée, il y avait déjà un bon noyau de jeunes filles qui commençaient à bien jouer et étaient très motivées, mais souvent les bonnes joueuses étaient vite absorbées par le club féminin star de la région : le SA Mérignac qui possédait une équipe qui jouait déjà au plus haut niveau. 

Le projet était simple, pourtant beaucoup n'y croyaient pas : créer une équipe féminine Dame, la faire grandir, l'alimenter grâce aux jeunes recrutées, fidélisées, formées au sein du club et les faire monter marche après marche jusqu'à l'Elite française. J'avais 5 ans pour apporter mon expérience de joueuse et d'entraîneure à cette jeune équipe. Nous avons été à deux doigts de réaliser cet exploit en 5 ans mais il en aura fallu 10 et une belle association en fin de parcours avec Guillaume Cardine, pour y parvenir. Et aujourd'hui la Villa Primrose retrouve enfin le haut niveau français !

 

 

Vous êtes récemment partie à Lille pour coacher l’équipe 1ère   Dame mais aussi pour entraîner des joueurs et joueuses de tous âges. En tant que femme, est-ce plus difficile de coacher des garçons ? 

 

Je suis au Lille MHC depuis septembre 2019 pour entraîner l'équipe Dame qui repart actuellement sur un nouveau cycle, avec de jeunes joueuses formées au sein du club, c'est donc très intéressant. Et je suis également très impliquée sur l'école de hockey qui est une priorité pour le club : donner goût à la pratique, bien former, bien encadrer, c'est la clé pour pérenniser et conserver un haut niveau de performance dans nos équipes séniors. J'apprécie autant entraîner les filles que les garçons mais pour des raisons différentes.  

En tant que femme, il n'est pas plus difficile d'entraîner des filles que des garçons. Ce qui est difficile c'est de ne pas avoir la possibilité de naturellement le faire ; sans contrainte, sans jugement, sans obstacle. Je dirais même que c'est parfois plus difficile de coacher les filles ! Si beaucoup de club font confiance aux femmes pour coacher les équipes féminines, peu d'entre eux font confiance à des femmes pour entraîner leur équipe masculine.

 

 

Quels conseils donneriez-vous à une personne et plus spécifiquement une jeune fille qui souhaite devenir encadrant(e) ?

 

Je lui dirais de ne pas hésiter ! Que le monde est en train de changer et de donner une nouvelle place à la femme. Il faut avoir confiance en soi et en ses compétences. Le monde du sport est encore beaucoup associé au masculin mais plus il y aura de femmes qui pratiqueront, s'investiront, entraîneront, arbitreront, dirigeront, plus la femme prendra une véritable place au sein de nos clubs. Ce qui est essentiel c'est l'union des forces, le partage des compétences. Nous avons beaucoup à apporter à nos clubs : notre patience, notre organisation, notre humanité, notre capacité naturelle à écouter, transmettre, accompagner. Nous nous sommes peut-être laissées un peu endormir ces dernières décennies mais maintenant que nous sommes bien réveillées, nous avons pleins d'idées pour faire bouger le hockey. 

Commencez par vous investir dans votre club : aider à entraîner les enfants le mercredi et le samedi ; prendre le sifflet pour arbitrer les jeunes ; observer, poser des questions, participer aux formations de votre région ou de la FFH. Participer et s'inscrire pleinement à la vie du club, c'est le meilleur conseil que je puisse donner ! Vous serez, très vite récompensé par le sourire des jeunes que vous allez entraîner et faire gagner !

 

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En tant que femme, avez-vous rencontré des difficultés particulières dans le milieu professionnel ?

 

Oui, j'en ai rencontrées. Notamment celle d'être persuadée de devoir toujours prouver davantage notre valeur, de devoir travailler davantage pour être acceptée en tant qu'entraîneure compétente. Pour un CV équivalent, une femme entraîneure doit souvent en faire davantage qu'un homme pour prouver qu'elle peut vraiment entraîner et être efficace. Les clubs font davantage confiance aux hommes pour prendre les commandes d'une équipe et notamment d'une équipe masculine. Mais c'est aussi parce que nous sommes trop peu nombreuses à tenter l'expérience de l'entraînement, que notre combat manque de visibilité. Mais ces difficultés m'ont aussi permis de travailler, d'apprendre, de renforcer ma formation d'entraîneure et donc de devenir meilleure. 

 

 

Quels sont vos aspirations, vos projets pour l’avenir ? 

 

Je viens seulement de m'inscrire dans un nouveau projet au sein du Lille MHC tant auprès de l'équipe première Dame que de l'école de hockey alors j'espère satisfaire ce club dans un premier temps. Je suis passionnée de hockey alors si mon corps commence doucement à me faire sentir que continuer à jouer devient difficile, continuer à entraîner, à encourager la pratique sous toutes ses formes est toujours possible ! Mais ce qui m'intéresse le plus actuellement, personnellement mais aussi parce que j'estime que c'est la base pour devenir grand, ce sont les jeunes et leur formation : recruter, donner goût, bien former et fidéliser. 

A plus long terme, j'aimerais vraiment avoir la possibilité de travailler pour le hockey français dans son ensemble. Utiliser mon expérience du hockey liée à mon passage dans différentes régions, différents clubs, différents milieux pour aider les clubs à mieux se structurer et se développer. Bouger c'est aussi s'ouvrir à la découverte, apprendre et s'enrichir continuellement !

 

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