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Dans le cadre du Printemps du Hockey Féminin, la FFH a souhaité mettre en lumière différents profils de femmes engagées dans le développement du Hockey. Cette semaine, nous avons le plaisir de vous partager le temoignage de Carole Teffri sur l'encadrement sportif féminin. Carole était joueuse internationale et entraineure de l’Equipe de France Feminine des moins de 21 ans. Elle est aujourd'hui manager de l'Equipe de France Féminine. 

 

Carole TEFFRI Interview

 

Afin que le public en apprenne un peu plus sur vous, pouvez-vous nous faire une petite présentation ?

Bonjour je m’appelle Carole Teffri, je suis actuellement Manager de l’Equipe de France A et moins de 21 ans Féminine. Auparavant, j’étais joueuse internationale et entraineur de l’Equipe de France des moins de 21 ans et moins de 18 ans à partir de 1994. J'ai ensuite été entraîneure de l'équipe de France moins de 21 ans uniquement jusqu'en 2012.

 

Comment en êtes-vous arrivée à devenir conseillère technique nationale pour la Fédération ? Comment avez-vous découvert ce poste, quelles sont vos motivations ?

J’entrainais le Lille Metropole Hockey Club. J’étais responsable des équipes du Club des moins de 6 ans jusqu’au moins de 16 ans. En 1994, le DTN de l’époque m’a proposé de venir encadrer l’Equipe de France moins de 21 ans. J’étais encore joueuse en Equipe Nationale. J’avais le projet d’aller jouer en Inde pendant trois mois et donc je ne suis pas partie. C’est dommage quelque part parce que c’est une expérience que j’aurais vraiment aimé vivre.

 

A l’époque les conditions d’accès à ce poste étaient-elles les mêmes qu’aujourd’hui ?

Oui, il y avait un concours de professorat de sport à passer. Je me suis portée candidate plus tard. Je suis rentrée par le biais d’un contrat de droit privé par le ministère avant de passer un concours interne qui m'a permis de décrocher ce titre de Conseillère Technique pour la FF Hockey.

 

Quelles sont vos missions au sein de le Fédération ? Est-il possible de nous détailler ce que doit assurer un conseiller technique au quotidien au-delà des missions pour l’Equipe de France ?

Mes missions principales, c’est d’être manager de l’Equipe de France, chargée de mission sur la mise en place de coaching performance Ecole de Hockey. J’interviens aussi dans la formation des Brevets Professionnels dans le cadre de la transversalité des disciplines et je propose aux stagiaires de valider le premier niveau du Diplôme Fédéral. J'encadre également des formations du Diplôme Fédéral 1 et 2 pour les futurs encadrants issus du Hockey. J’interviens aussi en Université. Cela fait deux que nous n’avons pas d’équipe suffisamment forte pour nous présenter dans les championnats de France universitaire.

 

Vous continuez toujours les interventions en championnat de France universitaire ?

Oui je continue les interventions. Mais il y a beaucoup de sport proposés à l’université et ce n’est pas toujours facile d’avoir des personnes qui viennent jouer au hockey. Ce sont majoritairement des étudiants étrangers qui ne sont là que pour quelques mois et qui s’inscrivent au hockey. C’est donc compliqué de construire une équipe.

 

Vous êtes la seule femme conseillère technique nationale sur les 12 cadres techniques fédéraux. Comment tu expliques cela ?

Je pense que ce sont des métiers extrêmement difficiles qui demande énormément de temps notamment à l’extérieur avec des horaires atypiques. Comme nous vivons encore dans une société où la charge du foyer repose sur les femmes, c’est compliqué pour les femmes de concilier vie familiale et ces métiers. On remarque par exemple que ce sont majoritairement des femmes célibataires ou divorcées qui font ces métiers.

Dans mon cas c’est mon mari qui m’aide, sinon j’aurais arrêté. Il est enseignant donc il peut faire le relais quand je ne suis pas là. J’arrive à avoir un rôle important car il accepte ce mode de vie. Mais c’est aussi dû à la méconnaissance du métier chez les femmes.

 

Est-ce que cela peut aussi être dû au fait qu’il y ait moins de filles dans les catégories moins de 16 ans et -19 ans qui s’engagent dans le hockey, ce qui entrainerait un manque d’encadrantes femmes et donc un manque de cadres techniques femmes ?

Je pense que nous sommes dans une société où le travail est important, nous ne sommes pas professionnels dans le hockey et faire sa carrière de joueuses dans le hockey en tant que femme est difficile. Est-ce que les femmes aujourd’hui ont envie de s’engager dans ce type de métier au vu de l’engagement que cela demande ? C’est une question que je me pose mais évidemment, je pense que les femmes de manière générale sont de plus en plus motivées pour relever ce genre de défi. C'est un choix de vie qui est personnel mais l'un n'empêche pas l'autre !

 

Vous nous parliez de votre rôle de manager de l’équipe de France Féminine. Pouvez-vous nous décrire un peu vos missions exactes ? Sur une compétition par exemple ?

Le rôle de manager est très vague. Je m’occupe de toute la logistique de l’Equipe de France, avant pendant et après un match. En compétition, c’est plus particulièrement un travail qui est fait en amont sur l’organisation, afin que lorsqu’on arrive sur les lieux, tout soit parfaitement organisé. Sur place il faut s’assurer que tout aille bien sur la logistique sur le terrain et hors terrain. On se charge de toute la vie du groupe. J’ai comme première responsabilité l’Equipe de France, c’est-à-dire les joueuses et l’encadrement. Quand on est en match, j’ai la responsabilité de la tenue de l’Equipe de France avec la table technique, les instances de la Fédération internationales ou Européennes en fonction des compétitions. Je m’occupe aussi de mettre en ligne l’équipe qui va démarrer le match. Enfin je fais en sorte que tout se passe bien. Je suis énormément en lien avec le coach sur l’encadrement sportif aussi, notamment sur la programmation.

 

La FFH a pour objectif de développer l’encadrement sportif féminin. Selon vous quels sont les clefs pour y arriver ?

Je pense qu’il est important dans les clubs de faire beaucoup d’animations et d’y associer les parents afin d’augmenter le nombre de licenciées féminines. Puis, il nous faut former ces jeunes filles et leur offrir un cadre dans lequel elles peuvent prendre des responsabilités au niveau du Club. Il faut être force de proposition.

 

Pensez-vous que le manque de représentation féminine aux postes d'encadrement bride la projection des filles vers un poste d’éducatrice ?

On constate une augmentation du nombre de femmes qui s’engagent dans l’encadrement, même si le taux reste assez faible. Mais on commence tout de même à voir émerger de nouvelles encadrantes. Avec le temps j’espère voire des femmes prendre la tête des équipes de clubs et des équipes nationales. Je pense que ce qui est vraiment important, c’est d’établir un véritable suivi pour accompagner les femmes au sein des clubs et de la FFH. Il faut instaurer un espace relationnel de confiance pour les accompagner dans la prise de responsabilité, notamment pour l’encadrement. Comme je l’ai dit plus tôt, les femmes supportent encore la charge du foyer et c’est un véritable frein au développement de l’encadrement féminin. J’ai fait personnellement le choix de "sacrifier" ma vie de famille pour ma carrière professionnelle, mais j’ai aussi eu le temps d’avoir une vie personnelle et des enfants. Mais c’est un choix de vie, un choix personnel. Mais l’un n’empêche pas l’autre.

 

Dans l’optique des JO 2024, comment faire pour que l’équipe Féminine de Hockey soit qualifiée et performante ?

Si on veut performer il faut qu’on travaille, pour travailler il faut qu’on ait les moyens. A partir du moment où on a les moyens, on va pouvoir travailler et à partir du moment où on va travailler on va pouvoir performer et progresser. Quand on va progresser on va gagner des places dans le classement mondial, et on se qualifiera pour les JO de Paris 2024. A partir de 2022, il faudra regrouper l’Equipe de France à 100%. Il n’y pas d’autre alternative pour y arriver.  On a une équipe très jeune avec un potentiel énorme pour 2024. Il ne faut donc pas rater ce virage qui est maintenant. Pour cela, nous devons travailler et avoir les moyens rapidement car après ce sera déjà trop tard.

 

Selon toi la FFH commence déjà à investir dans l’équipe de France Féminine ?

Aujourd’hui nous avons plus de moyens pour le Hockey Féminin qu’à l’époque où j’étais entraineuse de l’Equipe de France. Les moyens sont donnés et fléchés de plus en plus vers les Femmes, c’est indéniable. Il en faudra de plus en plus les années à venir si on veut progresser. Paris 2024 c’est demain et c’est hier qu’il fallait commencer. On a une très belle génération et il ne faut pas s'en priver pour préparer les Jeux Olympiques de Paris 2024.

 

 

 

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