Sidebar

Équipe de France féminine : Amener une autre culture de la performance

Entretien avec Ben Howarth et Lucas Vanden Bossche, nouveau staff de l’Équipe de France féminine, à la veille du départ pour jouer, à Santiago du Chili, les qualifications de la Coupe du Monde de hockey 2026.

Quelles sont vos premières impressions sur ce groupe ?

Très bonnes ! Les joueuses ont très envie de progresser et s’engagent sans limite à nos côtés dans le projet que nous menons. Le groupe a été renouvelé, il est jeune : c’est une opportunité pour nous. Les filles sont énergiques, très ouvertes à la découverte et très créatives. C’est chouette de voir qu’elles adhèrent à notre projet. Et c’est un challenge.

Justement, quel est ce projet ?

Nous voulons apporter une nouvelle culture de la performance en mettant en avant l’équilibre et la motivation personnelle. Nous sommes, bien sûr, attachés à l’expérience individuelle de chaque joueuse, mais nous voulons également renforcer l’état d’esprit, la personnalité, la passion et l’envie de chacune d’adhérer à un challenge qui n’est pas simple.
Nous souhaitons développer une culture basée sur la performance et la progression du groupe vers le haut niveau, mais aussi sur l’indispensable plaisir de performer ensemble afin de maximiser la résilience du collectif et les progrès à long terme.

Où en est ce projet aujourd’hui ?
Nous sommes clairement dans une phase de transition. Les départs habituels, suite aux JO et au Championnat d’Europe, nous obligent à créer un nouveau groupe et à mixer les générations en faisant appel à de plus jeunes joueuses. Chaque stage que nous avons organisé nous a permis de convoquer des groupes très différents.
Nous sommes à la fois sur un sprint (la qualification pour la Coupe du monde 2026) et sur un marathon (la qualification pour les JO 2028)… pas simple à gérer !

Quels sont les progrès attendus ?
Pour que le groupe puisse gagner en constance, nous devons le structurer autour d’une base minimale, non négociable, qui passe par l’acquisition d’un fond de jeu associé à un renforcement de la confiance individuelle et collective.
Par exemple, nous pouvons changer la tactique en fonction de l’adversaire ou des faits de jeu ; pour autant, l’état d’esprit et le comportement doivent rester irréprochables. Que ce soit contre un Top 5 ou un Top 20, il est essentiel de ne jamais rien lâcher.

Mais encore ?
Nous devons gagner en professionnalisation et en préparation mentale. Nous voulons passer plus de temps avec les filles afin de partager davantage de moments de vie ensemble, pas uniquement en stage. C’est essentiel pour renforcer la cohésion du groupe, sur et en dehors du terrain.

(Ben Howarth)

Quels sont les objectifs à Santiago ?
À Santiago, nous voulons rester concentrés sur tout ce que nous avons mis en place et développé ces dernières semaines, et représenter du mieux possible la France. Nous voulons jouer à notre niveau, développer notre jeu, être fidèles à nos idées, être compétitifs et, bien sûr, nous qualifier.
Mais malgré la difficulté de ce challenge, nous savons aussi qu’à la fin du match, qu’il soit bien joué ou non, il n’y a que le résultat qui compte. Pour le long terme, en revanche, croire dans le processus de progression est le plus important.

Que signifierait une qualification ?
Se qualifier serait un formidable booster pour le groupe. Ce serait un bel accélérateur dans l’évolution de notre projet. Ce serait aussi une magnifique récompense pour les filles.

Et en cas d’échec ?
Ce ne serait pas la fin de notre projet. Il existe aussi un autre chemin, certes plus long : prendre le temps de disputer la Nations Cup, puis jouer la Coupe d’Europe 2027 et les qualifications pour les JO 2028.
Une autre manière de vivre notre progression, cette fois sur le long terme, et de préparer l’avenir de cette équipe jusqu’aux JO de Los Angeles 2028 et aussi ceux de Brisbane 2032.

Peux-tu nous parler de la préparation ?
Depuis notre arrivée fin novembre 2025, nous nous réunissons les lundis et mardis à Wattignies toutes les deux à trois semaines.
Pour préparer ces qualifications à la Coupe du monde, nous avons joué des matchs à Châtenay contre le Pays de Galles, à Wattignies contre le Pôle U16 masculin, et à Antibes contre l’Italie (deux victoires 1-0 et 2-1, une défaite 1-2).
Nous sommes satisfaits des matchs disputés et, en particulier, des progrès réalisés dans l’énergie et la mentalité du groupe. Nous avons cherché à mettre en place des tactiques offensives et défensives rapides à assimiler et à mettre en œuvre, le tout avec un groupe qui change à chaque stage.
Une vraie course contre la montre, mais de belles améliorations constatées.

(Lucas Vanden Bossche)


Rappel – Le staff
Entraîneur de l’Équipe de France féminine, le Britannique Ben Howarth, 34 ans, est passé par la Hoofdklasse (NL) et la Bundesliga (All) avant d’entraîner des équipes nationales de jeunes en Belgique et les équipes nationales des États-Unis.

Il est secondé par le Belge Lucas Vanden Bossche, 33 ans, entraîneur doté d’une forte expérience avec l’équipe féminine d’Italie ainsi qu’avec les collectifs belges jeunes et indoor.

Emmanuel Colliot, 39 ans, est le manager de ce collectif. De son côté, Gaël Foulard prépare la relève avec une mission dédiée aux U21.


Les prochaines échéances de l’Équipe de France féminine

  • Du 1er au 8 mars : qualification pour la Coupe du monde 2026 à Santiago du Chili

  • Juin 2026 : Nations Cup

  • En cas de qualification, du 15 au 30 août 2026 : Coupe du monde 2026 en Belgique / Pays-Bas. 

Où jouer ?

Trouvez un lieu de pratique près de chez vous 

Capture_décran_2024-07-22_à_09.42.24.png

En cliquant ici ! 

Partenaires Officiels