Dans la peau, ou dans la tête

Cette semaine, nous donnons la parole à Grégory Paumier, aux commandes managériales de l'équipe première masculine du S.G.H.C, depuis 4 saisons. De retour d’Hambourg, où il a emmené sa "team" jouer l’E.H.L.  "Je suis à Pascal ce que le modérateur est à un forum internet." Dans la peau d’un mec qui ne « balance pas » mais qui dit les choses avec sa tête et son cœur. Une histoire de famille, de cousins, de beaux-frères, de relations humaines et sportives... 

 

Qui êtes-vous en 3 mots ?
Grégory Paumier, 40 ans, journaliste de formation, bûcheron de reconversion.

Votre lien avec le hockey ?
Sportivement parlant, aucun. Je viens du monde du football, je n'ai jamais pratiqué le hockey. Le lien est familial. J'ai rencontré il y a une dizaine d'années Gaëlle Verrier qui depuis est ma compagne. Et comme le dit un vieux proverbe chinois, "rencontre un Verrier et du hockey tu seras prisonnier". Je suis une pièce rapportée en somme.

Depuis combien de temps êtes-vous dans la peau du manager de l’équipe 1 masculine du STgermain H.C. ? C’est venu de vous, cette bonne idée ?
L'idée est venue du Président Grégory Manson et de Charles Verrier. Il m'ont proposé un jour de devenir manager de l'équipe. L'équipe était composée de potes, de beaux-frères et de cousins par alliance. Du haut niveau, aussi bien sur le terrain sportif que festif. J'ai donc accepté. C'est ma quatrième saison en tant que manager de l'équipe. Deux fois champion de France, une fois vice-champion. Un palmarès personnel exceptionnel ! Le plus beau de l'histoire du hockey français... pour quelqu'un qui ne sait absolument pas se servir d'une crosse !

Selon vous, quel est le profil d’un bon manager d’équipe de club Elite ? Doit-il nécessairement être un ancien joueur ?
Un bon manager est là pour soulager les joueurs et l'entraîneur de toutes les tâches à faire en amont de la rencontre. De la feuille de match aux bouteilles d'eau, d'arroser le terrain à ramasser les balles après l'échauffement. Laisser le groupe en-dehors de cette logistique afin qu'il ne soit concerné que par son match. Je ne suis pas sûr qu'il faille forcément être un ancien joueur de hockey pour ça. Bien que cela puisse être forcément un plus pour l'équipe et le coach en terme de conseils techniques et tactiques.

Plus sérieusement, est-ce que vous comptez le nombre de chaussettes ?
Il en est hors de question ! Pas plus que les shorts et les maillots.

Pouvez-vous nous donner quelques exemples clés de vos missions dans le cadre d’un déplacement pour l’EHL ?
En plus de la même logistique que tous les dimanches, mon rôle principal est de faire le trait d'union entre le groupe et l'organisation du tournoi. Le manager est l'interlocuteur privilégié si un membre de l'EHL a un message à faire passer à l'équipe. Horaires de repas, attribution du vestiaire, couleurs des tenues. Il est le seul membre du groupe à avoir sa place attitrée sur le banc de touche, celle juste à côté de la table technique. C'est à lui que l'on s'adresse au moindre souci, sur le terrain ou sur le banc, et c'est à lui de le résoudre. J'ai déjà dû par exemple demander à certains joueurs de se calmer. Mais je tairais les noms, je ne suis pas une balance. Ou alors il faut me payer.

A part ça, avez-vous un rôle dans la performance de l’équipe ? Pouvez-vous nous décrire votre lien avec le coach, Pascal Poulenc ?
Non, je ne crois pas. Je dirais même qu'en gros, une fois le coup d'envoi du match donné, j'ai fait mon boulot. J'y vais de mon petit mot d'encouragement ou de ma tape amical, mais je ne pense pas que cela joue sur la performance de l'équipe. Si cela regonfle un moral de temps en temps, c'est déjà pas mal. Pascal Poulenc ? Je m'entends très bien avec lui, on forme une beau binôme. Je suis à Pascal ce que le modérateur est à un forum internet.

Au final, ça prend un certain temps d’être dans la peau d’un manager, qu’est-ce qui vous plait dans le « job » ? D’ailleurs, combien de temps y consacrez-vous ?
Ce job de manager me prend dix minutes en semaine pour rentrer la feuille de match sur le site de la fédération, plus mon dimanche. Ce qui me plaît dans ce rôle, c'est le côté humain, relationnel. Vivre une expérience sportive avec le groupe m'intéresse beaucoup plus que la course aux résultats.

Revenons sur le 1er tour de l’EHL le week-end dernier à Hambourg. Quel bilan en tirez-vous ?
Le bilan est satisfaisant. On partait dans l'inconnu pour ce premier match contre ces polonais accrocheurs. Cette courte victoire 1-0 était importante pour le club mais également pour tout le hockey français dans l'optique de conserver deux clubs en EHL. Le match contre Amsterdam restera pour nous un bon souvenir malgré la défaite, au vu de notre prestation solide face à un ogre du hockey européen.

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?
Au niveau de l'équipe, de bons résultats le dimanche en pratiquant du beau jeu et d'aller le plus loin possible en championnat. Personnellement, gagner l'Euromillions.

Avez-vous quelque chose à ajouter ?
Rien si ce n'est que je suis contre le petit corner qui pour moi prend trop d'importance sur le jeu. Si j'étais le hockey, j'écrirais sur un mur "le pc m'a tuer".

Sinon dans la tête de Gregory Paumier sans le hockey, ça se résume à quoi ?
Bougez pas. Je passe un coup de fil à mon psy et je vous réponds tout de suite.

 

 

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