Dans la peau, ou dans la tête

 

Dans la tête de Sylvie PETITJEAN, femme aux multiples casquettes, que nous connaissons bien dans la peau de notre TD (Inter) nationale. En effet, son accent « so » british s’entend souvent sur les bords du terrain, aux abords des tables techniques de la planète Hockey. De l’Afrique du Sud, au Nancy HC, d’un bar de pêcheur en Bretagne, elle s’envole pour l’Argentine. Entre temps, elle a vécu les JO de Londres 2012 et nous convoque pour Paris 2024. D’ici là, elle nous aura donné le tournis en passant par la Biélorussie, puis Rio... Affaire à suivre, du côté de son port d’attache au Polo HCM.

 

Comment avez-vous commencé le hockey ? Comment en êtes-vous arriver à devenir DT ?

Cela me paraît une éternité maintenant, quand j'avais 7 ans à l'école en Afrique du Sud. A cette époque le hockey était surtout un sport réservé aux filles alors que les garçons jouaient au rugby. La pratique de ce sport se faisait d'abord à l'école avant de se pratiquer en club. Nous organisions même des tournois inter-écoles tous les ans et la bataille était toujours rude pour remporter le fameux trophée. Quand je suis arrivée en France dans l'Est, le Nancy Hockey Club venait de se créer et ce fut tout naturellement que je me suis trouvée enrôlée dans ses rangs, d'abord en tant que joueuse et ensuite en tant que présidente. Puis je suis arrivée au Polo HCM (ah l'amour!!) où je continue à jouer et me faire plaisir en N2 Dames.
Avant de vouloir évoluer dans les sphères internationales, nous commençons toujours en tant que Déléguée Technique en France lors des tournois finaux en gazon et salle. Puis, lors d'une Coupe d'Europe à Lille, on m'a proposé le rôle de "juge local", qui consistait principalement à gérer la table technique lors des matchs. Et me voilà embarquée dans de nouvelles aventures. Au gré de chaque tournoi européen, j'ai été évaluée, ce qui m'a permis d'atteindre le poste de "Technical Officer" (à savoir, adjointe à la directrice de tournoi). La suite logique d'une évolution de "carrière" a fait que je suis devenue Directrice de Tournoi, d'abord en Europe puis à l'International. D'ailleurs, mon premier tournoi en tant que Directrice fut un 4 Nations en Inde en 2008 (Quel choc culturel, en plus de devoir gérer un tournoi pour la première fois!!!). En 11 ans de "carrière", j'ai eu la chance d'être désignée dans les plus grands tournois mondiaux: le plus impressionnant restera les Jeux Olympiques à Londres et le plus compliqué fut la Coupe d'Europe des Nations en Belgique en raison des enjeux sportifs et des attentes.
Travailler à 100% bénévole demande quelques sacrifices en raison des absences et de la préparation pré-tournoi ; cela reste néanmoins une expérience unique sans cesse renouvelée, quel que soit le niveau du tournoi.

 

Parallèlement, où en êtes-vous professionnellement ?

Je suis professeur d’anglais (surprenant) à l’Université de Valenciennes. Ce poste me permet quand même de me libérer de temps à autres pour les tournois internationaux. Et pour la petite histoire, je retrouve des joueurs de hockey devant moi sur les bancs de la fac.

 

Quel a été votre sentiment lorsque vous avez appris que vous étiez sélectionner pour les J.O. 2016 de Rio de Janeiro ? Etait-ce différent de l’émotion ressentie pour Londres ?

 C’est déjà incroyable d’en faire un, alors deux JO...et en plus à Rio ! J’ai la larme facile ; vous imaginez bien que j’ai sorti les mouchoirs ! Plus concrètement et après ce premier choc, je me suis aperçue que j’étais en fait désignée comme Assistante Directrice de Tournoi (ATD). Doublement surprise, doublement ravie mais doublement tendue en raison des responsabilités plus importantes. Pour Londres, j’ai du me rendre dans un bar de pêcheurs en Bretagne pour trouver du wifi et c’est face à une bière locale que nous avons fêté ma toute première désignation aux JO. Ma grande surprise venait aussi du fait que j’étais à cent mille lieux de penser que la FIH pouvait me sélectionner. Là, j’étais sur le poste de juge.

 

Quel sera votre rôle sur place ? Vous qui avez connu Londres, quel sera une journée type d’une ADT à Rio ?

A Londres, j’étais désignée comme juge, à savoir la gestion de la table technique (temps, feuilles de matchs, contrôles des équipements, etc.).
Pour Rio, les choses se corsent. Comme mentionné, je suis Assistante Directrice de Tournoi (ATD), à savoir son bras droit. Je dois pouvoir à tout moment la remplacer en cas de problèmes. Nous sommes 3 à avoir été désignées comme ATD. Les ATD gèrent l’ensemble de la compétition et la gestion sportive. Cela demande énormément de préparation en amont en collaboration avec la Directrice de Tournoi, la FIH, le pays organisateur, les équipes et joueuses, les médias, le staff médical, etc. En gros, tous les intervenants dans un tournoi de cette ampleur, avec des discussions en permanence, des réunions en tous genres. Nos journées sont rythmées par une présence sur le bord du terrain afin de garantir le bon déroulement du tournoi. L’autre rôle important est l’évaluation des arbitres et des juges. Le mot d’ordre pour un ATD est le consensus et l’empathie.

 

D’un certain point, vous représentez le hockey français à l’international, est-ce une pression supplémentaire ? Comment sont vus les français dans le hockey international ?

Je trouve que je n’ai aucune pression du fait de ma nationalité. Néanmoins, je suis tout à fait consciente que la France soit présente à travers ma nomination.
Côté sportif, la France a beaucoup impressionnée lors du quart de finale de la World League à Anvers ; d’autant plus avec son titre de Vice-champions du Monde Juniors 2013.
Côté arbitres, nous avons la chance d’avoir de jeunes arbitres femmes et hommes dans les programmes de développement européens (Programme UDP : Umpires Development Programme), sans oublier que nous avions une arbitre féminine aux JO de Londres, Claire Adenot.
Côté juges, le nombre est moins important mais sommes bien en place au niveau européen et international.

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

« Je rêve des Jeux »...à Paris !
Bien entendu, que la France puisse encore être représentée au plus haut niveau.

 

Qu'est-ce qu'il y a dans la tête de Sylvie Petitjean ?

En ce moment, beaucoup de choses ! Essayez de mener de front la finale de la World League en Argentine en décembre, la Coupe d’Europe des Nations Salle en Biélorussie, et ensuite le Champions Trophy à Londres, et Rio arrive en août, tout en continuant mon investissement au sein de mon club, le Polo HCM.
Néanmoins, cela ne me fait pas oublier le principal, la vie de famille...

 

 

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