Dans la peau, ou dans la tête

 Dans la tête d'Adrien Coffigniez, un décathlonien du Hockey qui manie la crosse à Amiens et en Equipe de France jeunes, tout en arbitrant des matchs à ses heures perdues. Une multitude de casquettes pour un "mordu" qui est tombé dedans dés la naissance, initié par son grand frère et sa grande soeur, dans la maison de famille qui porte encore les séquelles de ses parties interminables. Un garçon de 17 ans qui a la tête sur les épaules malgré le fait qu'il pense Hockey, mange Hockey et dort Hockey. Dans la tête d'Adrien Coffigniez, le "hockeyeur multi-talents"...

 

 

 

 

 

Bonjour Adrien, que fais-tu dans la vie ?

Je vis à Amiens avec ma mère, où je suis au lycée en première scientifique. De ce fait ma vie ressemble à celle de beaucoup de lycéens, elle se partage entre mes cours, mes amis et biensûr le hockey. La différence est que je dois bien m’organiser pour avoir du temps pour travailler et pour enchaîner les entraînements.

 

Comment et où as-tu commencé le hockey ? Dans quel club joues-tu ? 

Le hockey a été pour moi une évidence, ma grande soeur et mon grand frère jouaient. J’ai eu ma première crosse à 2 ans (elle est toujours dans ma chambre !!) et j’ai appris à marcher avec elle. J’ai donc commencé le hockey à cet âge (voir photo ci-dessous) dans ma salle de jeux, mon frère m’apprenait à jouer quand il rentrait de l’école (les carreaux s’en souviennent encore !!) .
J’ai réellement commencé le hockey au SC Abbeville, club que je porte toujours dans mon coeur, en septembre 2002. Je joue aujourd’hui à Amiens, depuis 2006. Cela fait maintenant 3 ans que je joue en équipe première et c’est un plaisir de jouer aujourd’hui avec mon frère qui m’a quasiment tout appris au hockey. 
Je joue également en Equipe de France, et comme beaucoup de jeunes ayant joué en Équipe de France, mon premier match fut lors d’un stage franco-allemand au CREPS de Chatenay-Malabry il y a 2 ans. C’était une grande fierté pour moi de jouer en EDF U18 alors que j’étais U16. J’ai eu ma première vraie expérience en compétition l’été dernier à Calais lors de la Coupe d’Europe B. Aujourd’hui on prépare la Coupe d’Europe qui aura lieu cet été à Glasgow avec pour objectif de remonter dans le groupe A.   

 

Tu es arbitre également ? Comment est-ce que tu as commencé ?

Quand j’étais U14 , j’ai participé plusieurs fois aux Inter-Ligues en salle. C’est le genre de tournoi qu’on a envie de faire tous les ans ! Donc dès que j’ai été trop vieux pour y jouer, j’y suis allé mais pour arbitrer cette fois. C’est là que j’ai débuté dans l’arbitrage. J’ai retrouvé dans l’arbitrage le plaisir de participer à ce tournoi mais d’une autre manière. Il y a toujours une bonne ambiance dans le groupe d’arbitres. Et maintenant j’y retourne tous les ans pour arbitrer avec le même enthousiasme. Cette année, trop vieux pour les inter-ligues U16 sur gazon, j’y suis allé pour arbitrer et cela a été un plaisir comme en salle. Maintenant j’arbitre pour ma ligue, mais aussi pour la fédération lors de tournois jeunes.

 

Préfères-tu arbitrer ou jouer ?

Pour moi la réponse semble évidente, je préfère jouer. Bien qu’arbitrer me procure des sensations et des expériences différentes mais toutes aussi riches. Le hockey a une place très importante dans ma vie et rien ne peut remplacer le plaisir que j’ai quand je joue. L’arbitrage me permet de rester dans le monde du hockey et de contribuer à mon échelle au déroulement de tournois et de matchs. Il ne faut pas l’oublier, sans arbitres, on ne peut pas jouer. C’est vrai qu’aujourd’hui je préfère jouer, mais qui sait ce que je préférerai dans 20 ans ?

 

Etre joueur de haut niveau sert à arbitrer ? Et vice-versa ?

Je pense que jouer à haut niveau est une aide très importante pour l’arbitrage. Cela permet de mieux comprendre le jeu et ses enjeux ainsi que les réactions que les joueurs ont ou peuvent avoir. Dans l’autre sens, arbitrer aide également pour jouer, et pour des raisons presque similaires, on peut donc se mettre à la place de l’arbitre et comprendre ses jugements. Déjà on connaît réellement les règles et on arrête les interprétations qui vont rarement dans le sens de l’adversaire. Après cela aide aussi car on sait ce qu’il ne faut pas faire pour se mettre l’arbitre à dos.

 

Et quand tu joues, tu protestes auprès de l’arbitre ?

Dire le contraire serait mentir... Depuis que j’arbitre, j'essaie de me taire le plus possible sur le terrain. Mais bon c’est parfois compliqué de se contenir quand on est à fond dans le jeu, les réactions sont parfois plus rapides qu’on ne le voudrait.

 

Ton meilleur souvenir de hockey en tant que joueur ? Et en tant qu’arbitre ?

En tant que joueur, c’est un peu difficile de choisir. Mais la saison salle que nous venons de faire avec Amiens (voir photo, Adrien en action avec son club) reste une de mes plus belles expériences. On a terminé le championnat en tête et les finales à Cambrai étaient inoubliables ! C’est un plaisir de jouer une finale de championnat de France Elite avec son frère, devant toute sa famille et tous ses amis.
Pour l’arbitrage, mon meilleur moment fut la première finale que j’ai arbitré, lors des inter-ligues U14 en salle à Chartres. Il y avait énormément de tension et d’enjeu biensûr mais c'était vraiment un de mes meilleurs moments en tant qu’arbitre.

 

Quelle est la question que tu évites de te poser pour ne pas te prendre la tête?

Je ne suis pas du genre à me prendre la tête. Je prends les choses comme elles viennent sans forcément me poser trop de question. Mais c’est vrai que dès que la question de mes études se pose avec ma mère ou ma famille, j’ai tendance à dériver un peu pour éviter le sujet en me disant “on verra bien avec le hockey”. En général, j’évite tout ce qui est susceptible de me prendre la tête.

 

Qu'est-ce qu'il y a dans la tête d’Adrien Coffigniez ?

En tant qu'arbitre: Peut-être une carrière dans l’arbitrage quand je ne jouerai plus à haut niveau. Cela doit être vraiment sympa d’arbitrer des compétitions et des matchs internationaux et cela pourrait être une très belle expérience.

En tant que joueur: Pour le jeu, je rêve de grandes compétitions internationales que cela soit en club ou avec la sélection nationale. Il n’y a pas plus grande fierté que de rentrer sur un terrain avec le coq sur le coeur. En résumé “Je rêve des Jeux” !

En tant qu’homme: Mes rêves en tant qu’homme ne se dissocie pas vraiment du hockey. Je rêve de réussir une carrière dans le hockey et de jouer au plus haut niveau aussi longtemps que possible. Après je sais bien que le hockey n’est qu’un sport et loin d’être le plus lucratif. J’espère donc pouvoir travailler dans les sciences physiques et de m’épanouir dans ce domaine, tout en gardant un oeil sur le hockey.

 

Merci Adrien et bonne fin de saison avec ton club d'Amiens !!

 

 

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