Développement

Bienvenue dans notre nouvelle rubrique mensuelle destinée à valoriser les structures de la Fédération Française de Hockey. Pour le premier acte de "Plus qu'un club, une histoire", nous avons décidé de nous tourner vers 2 clubs historiques de la région bordelaise : le SA Merignac et les Girondins de Bordeaux. Pourquoi 2 clubs ? Parce que vous comprendrez dans cet interview croisée de Stéphane Boé (Girondins de Bordeaux) et Marcel Gomez (SA Merignac), que ces deux clubs sont intimement liés et partagent leurs installations sportives, refaites à neuves très récemment.

Plus quun club une histoire Acte 1 2

 

  • Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

 

Marcel Gomez : J’occupe le poste de Président depuis 2009 et suis impliqué dans le bureau de la section depuis 1987 mais dès mon arrivée au club en 1978 je m’investissais bénévolement sans aucune fonction spécifique. J’ai également des fonctions au bureau du "SAM" omnisports en tant que vice-président. En effet le SAM c’est un ensemble de 28 sections, 7500 adhérents et 70 salariés. C’est un immense navire et maintenir le cap n’est pas toujours une chose aisée.

Stéphane Boé : J'ai un parcours assez atypique au niveau du hockey. En effet, je suis arrivé dans ce milieu à l'âge de 21 ans en 1993 par la découverte de cette discipline lors de ma formation de Brevet d'Etat « sport pour tous ». J'avais une formation de football à la base, et je venais d'arrêter. J'ai donc essayé car le hockey se rapprochait du football avec des valeurs qui me correspondaient d'avantages. Un an après, je passais l'examen du Brevet d'Etat Hockey et le club me proposa un contrat dans la foulée. J'ai démarré comme entraîneur, puis quelques années plus tard je suis passé Directeur sportif, gérant toute l'école de hockey, le développement de la section et l'équipe 1 seniors. Mon travail consiste donc à mettre en place la politique sportive du club, trouver les moyens de développer la section, la gérer administrativement et coordonner le travail des autres jeunes cadres.

 

  • Depuis combien de temps vos clubs respectifs existent-ils ? Pouvez-vous nous raconter les grandes lignes de leur histoire ?

 

Marcel Gomez :  Le hockey à Mérignac débuta la VGAM (la Vie au Grand Air du Médoc) en 1903 grâce à la famille GASQUETON. En 1972 l’ensemble des clubs Mérignacais existant se réunirent sous l’appellation SAM (Sport Athlétique Mérignacais). Historiquement, à l’époque du gazon naturel, nous étions au stade du Jard où il y avait 6 terrains que nous partagions avec le football. 

Stéphane Boé : Le club de hockey a été crée en 1922 avec de bons résultats, puis une section féminine existera sous l'impulsion d'anciennes joueuses du "BEC" (Bordeaux Etudiant Club). En 1970, le section féminine s'arrêtera car ces joueuses ne pouvaient plus s'en occuper. En 1977, un match Bataillon Joinville - Girondins de Bordeaux est organisé au Parc Lescure en lever de rideau d'un match professionnel de football, devant 4 000 spectateurs. 

 

  • Comment en êtes-vous venus à prendre la décision de devenir deux clubs n’accueillant des personnes que d’un genre ? Pourquoi les Girondins de Bordeaux est un club exclusivement masculin alors que le SA Merignac est un club 100 % féminin ?

 

Marcel Gomez : Avec l’obligation des terrains synthétiques et les Girondins ayant créé leur terrain nous sommes venus chez eux en 1989 pour une période provisoire. Depuis, le football mérignacais a pris ses aises à tel point que les 6 terrains ne leur suffisent pas. Etant sur le même site et intervenant dans les mêmes écoles, la décision de non concurrence s’est établie tout naturellement.

Stéphane Boé : Le club a bénéficié pendant de longues années d'un des plus beaux gazons du championnat au château du Haillan, puis en 1989 il fera construire le 1° synthétique sur le Domaine de Rocquevielle. Ensuite, avec le club du SA Mérignac, les Girondins n'ont plus eu de féminines au club pour éviter toute concurrence dans un sport peu développé sur la région bordelaise.

 

  • Combien de licencié(e)s comptaient vos clubs lors de la saison précédente ? Quel est le profil de ces licencié(e)s, hormis la spécificité de leur civilité ?

 

Stéphane Boé : Nous avons en moyenne entre 130 et 160 licenciés en fonctions des années avec une grande majorité de jeunes de -18 ans.

Marcel Gomez : 248 licenciés en 2017 – 2018 et actuellement 273 licenciés en 2018 – 2019 (saison en cours), dont 214 de moins de 18 ans. Notre spécificité est que nous avons un grand pourcentage de moins de 18 ans. C’est bien pour le renouvellement mais inquiétant de ne pouvoir garder à l’âge adulte les joueuses ne pouvant accéder à l’équipe première du club, faute à aucune proposition au niveau régional. Cet isolement est pénalisant pour notre développement.

 

  • Quels sont les axes prioritaires de développement et de structuration identifiés par votre club ?

 

Stéphane Boé : Le club a mis depuis longtemps l'accent sur le développement et donc j'interviens avec un entraîneur du SA Mérignac (Yann Ferriere) tous les jours dans les écoles pour faire découvrir la discipline et ensuite récupérer de nouveaux jeunes chaque année. Le travail consiste à avoir des jeunes dans chaque catégorie sans avoir de creux afin de pérenniser le club et de fournir des joueurs pour nos équipes seniors. La difficulté dans notre région est d'avoir un véritable championnat pour nos jeunes car nous manquons de club. Nous en souffrons beaucoup, freinant leur perfectionnement ( en U 16 ans seulement Girondins et Villa Primrose). Nous mettons alors des opérations en place pour amener nos jeunes licenciés en Espagne (plus proche) pour leur proposer d'autres matchs. Durant l'année, l'enjeu est de se qualifier pour les phases nationales afin d'avoir davantage de matchs et donc nous engageons toutes  nos  catégories de jeunes en championnat.

Nos jeunes qui arrivent en seniors manque donc de maturité de jeu et  les déplacements étant loin tous les 15 jours, cela demande une grande disponibilité de la part de chaque joueur et une grande motivation. (jeunes ou en famille....). De plus nous perdons chaque année nos meilleurs jeunes qui partent pour leurs études ou sur Paris pour jouer dans de meilleurs clubs. C'est comme ça mais très frustrant pour nous formateurs, vu l'investissement que l'on y met.

Notre budget déplacement est donc très élevé et met un frein sur le développement général de notre section.

Je suis actuellement seul à temps plein, aidé par Jean Emile Gaboriaud à temps partiel, et accompagné par des jeunes du club, a qui l'on fait passer le brevet fédéral.

Marcel Gomez : Notre priorité reste le développement et l’engagement à court terme d’une équipe 2 en N2 ou mieux. Seule solution à maintenir nos jeunes prendre le temps de les faire mûrir avant de rejoindre l’équipe 1. Pour cela nous avons 2 salariés plein temps et 2 vacataires ; La masse salariale et les déplacements sont nos 2 plus gros postes. Les déplacements nous n’y pouvons rien, d’ailleurs nous n’hésitons pas à engager toutes les catégories jeunes. La masse salariale est un choix pour nous permettre d’exister grâce à la formation.

 

  • Comment définiriez-vous les relations entre vos deux clubs ?

 

Stéphane Boé : Nous travaillons ensemble avec le SAM et partageons le terrain, avec une bonne entente, même si ce n'est pas toujours facile pour développer correctement nos sections. 

Marcel Gomez : Entre les Girondins et nous, les relations sont comme dans un vieux couple, complices mais exigeants envers l’autre et tout va pour le mieux.

 

  • Deux clubs pour un seul terrain, cela ne doit pas être évident à gérer. Comment avez-vous trouvé une organisation qui satisfait les deux clubs ?

 

Stéphane Boé : On s'adapte et un même club qui a des filles et des garçons doit avoir les mêmes problématiques de places et de créneaux sur un terrain.

Marcel Gomez : La gestion du terrain est simple. Elle est la même que pour un club qui a en son sein des adhérents masculins et féminins. Les tiraillements dans les clubs en équipes masculines et féminines existent mais chez nous c’est moins exacerbé.  Vous savez sans les Girondins, est-ce que le SAM sans terrain existerait encore ? Je pense que vous avez la réponse.

 

  • Nous sommes à un tournant dans l’histoire de ces deux clubs. Votre terrain commun, complètement refait à neuf, sera inauguré le 21 novembre prochain. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce nouveau terrain ? Va-t-il changer vos habitudes ?

 

Stéphane Boé : Le nouveau terrain va permettre à nos licenciés de progresser techniquement car la moquette est vraiment de qualité. De plus, le problème d'absorption de l'eau et de mousse posait vraiment des problèmes d'entraînement et de jeu. On sait aussi qu'un nouvel outil de travail dynamise toujours une section et ses licenciés et nous espérons en faire bon usage. Nous avons maintenant des installations dignes d'un grand club grâce à nos dirigeants qui s'investissent sans relâche et régulièrement  dans le seul but de permettre à nos licenciés de se préparer dans des conditions optimales. N'oublions pas que sans l'omnisport des Girondins de Bordeaux et la volonté du président Général Partrick Baqué et Cyril Baqué, Manager Général, nous n'existerions plus  en raison d'un budget trop conséquent, qu'ils prennent en charge chaque année.

Marcel Gomez : Ce nouveau terrain est un outil extraordinaire qui permettra de progresser techniquement. Aux entrainements l’engagement est plus grand sans l’appréhension de glisser, sans voir l’arrêt de l’entrainement ou l’annulation pour inondation du dit terrain. L’apport du petit terrain également pour permettre plus d’espace le mercredi lors de l’école de hockey.

 

 

 

Un grand merci à Marcel et à Stéphane pour leur disponibilité et rendez-vous le mois prochain pour l'acte 2 de notre nouvelle rubrique : Plus qu'un club, une histoire.

 

 

 

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