Fédérale


La FFH a été informée le 23 décembre dernier du décès de Ton Van Gils à l’âge de 66 ans. Cette nouvelle attriste profondément le hockey français car Ton a été et restera, sans aucun doute, l'un des meilleurs entraineurs que la France du Hockey moderne n’ait jamais eu.

 

TonVanGilsbisDe nationalité néerlandaise, Ton Van Gils a commencé une carrière d’entraineur de hockey très jeune dès l’âge de 25 ans, dans différents clubs, d’Amsterdam à HGC Wassenar, tout en étant enseignant d’EPS dans un collège de son Pays, et terminant sa carrière d’enseignant comme chef d’établissement.

En accord avec le MJS (Ministère des Sports) et Pierre Belmer, président de la FFH de l’époque, Ton Van Gils a été recruté à 32 ans comme entraineur national de l’équipe de France Garçons fin 1981 par Bernard Jodelet, le DTN.

Ton Van Gils n’apparaissant dans aucun document fédéral, il suffit simplement de se rappeler les principaux résultats obtenus par cet homme simple, humble, chaleureux, juste, intelligent, humain, joyeux et fin technicien. Ton Van Gils a tout de suite appris le français pour comprendre rapidement le fonctionnement du hockey français et imposer ses idées aux joueurs.

Ton Van Gils a eu une entrée en matière délicate à gérer pour encadrer cette nouvelle équipe de France, sur gazon et en salle. A l’instar des allemands, il n’a jamais opposé le gazon et la salle, et bien au contraire, il se servait d’une des pratiques pour faire progresser l’autre.

La première sortie officielle de Ton Van Gils en tant que sélectionneur a été un qualificatif de CE en 1982, à disputer à Porto, avec 2 « matches secs » Portugal-France sur un gazon naturel d’un terrain de football à l’herbe très haute. Sur ces 2 confrontations, seul le vainqueur au cumul des 2 matches était qualifié pour aller disputer la Coupe d’Europe à Amsterdam, Sa ville et Son Pays. Malgré le contexte portugais très défavorable (victoire 4-0 et défaite 0-1), la France se qualifiait au goal avérage et allait en 1983 disputer une Coupe d’Europe dans « Le Pays du Hockey », le sien.

Au cours de cette Coupe d’Europe 1983, Ton Van Gils menait les Français vers une belle sixième place à Amsterdam qui devait les emmener automatiquement aux JO de Los Angeles 84. Mais un tournoi de barrage a été imposé entre la Grande-Bretagne et la France, avec 3 confrontations en Angleterre à Bisham Abbey. Avec 2 défaites sur 3 matches, la France ratait déjà de peu la qualification olympique. Malgré cet échec Ton est resté d’une grande dignité et a continué son travail de technicien en faisant entrer de nouveaux joueurs dans son collectif qui n’étaient forcément connus. Il a su dénicher des talents dans des clubs français ou étrangers qui n’évoluaient pas forcément au plus haut niveau. Tous ces joueurs progressaient grâce aux nombreux entrainements et en disputant différentes compétitions annuelles telles des Celtic-Cup ou des Coupes des Alpes. De plus, la proximité des Pays-Bas a permis à Ton Van Gils de faire progresser tout le hockey français, puisque la France y trouvait des adversaires et des terrains de qualité, à des coûts très raisonnables.

Ton Van Gils a su aussi faire progresser la France grâce au Hockey en Salle. Dès 1983, lors de la Coupe d’Europe à Orléans, il qualifiait l’équipe de France pour aller chercher une cinquième place européenne en Ecosse en 1984. Et le meilleur résultat obtenu en Salle par la France était sans conteste le qualif de Liévin en 1987, après un mémorable France-Pays-Bas remporté 13-3, et une première place qui emmenait la France à Vienne pour la Coupe d’Europe 1988. Cette compétition est encore plus mémorable, car c’était la première fois que les allemands ne gagnaient pas tous leurs matches. Accrochés 7-7 par les français, l’équipe de France terminait avec une très belle médaille d’argent, derrière l’Allemagne.

Ton Van Gils mis un terme à sa fonction d’entraineur français fin 1988, en pouvant être fier du travail accompli.

C’est aussi grâce à ce travail bien fait de Ton Van Gils que la France a obtenu en 1989 sa qualification mondiale à Madison (USA). Et la place de 7ième à la Coupe du Monde de Lahore au Pakistan, en 1990 est sans conteste la meilleure place que la France n’ait jamais obtenu au ranking mondial, après avoir battu l’Inde (2-1), l’Argentine (1-0) ou l’Espagne (4-3)... et en ne perdant que 2-1 contre les hollandais, et 3-1 face aux australiens...Et encore, en 1991, après la Coupe d’Europe organisée à Paris, la France terminait sixième nation européenne et se retrouvait « tête de série » au tournoi pré-olympique de Nouvelle Zélande pour aller aux JO de Barcelone. Malheureusement ce tournoi PO à Auckland ne sourira pas une nouvelle fois à la « génération Ton Van Gils ». Ces 7 années (voire les 10 années de cette génération) de Monsieur Van Gils à la tête du hockey français mériteraient de figurer en lettre d’or dans les livres d’histoire de la FFH.

Avec Ton Van Gils, la France était devenue une nation du Hockey reconnue et respectée.

Respect Monsieur Van Gils.

Par Bruno Delavenne.

 

 

 

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